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Everybody Down

Kate Tempest
Big Dada/Pias - 19 mai 2014

Ecouter Kate Tempest en 2014, c’est faire un bon dans le temps, dans les années hip hop old school, mais en version blanche, féminine et anglaise de Londres. Ne vous fiez pas à sa photo sur la pochette de l’album, sous ses airs d’ange, de « petite » princesse, Kate Tempest nous parle de gangsters, de drogues et de flouze. La miss Kate a du flow, celui qui percute, qui frappe. C’est du bon, du ciselé qui vise grave là où le tempo prend (ou perd) son souffle, prêt à couper dans de la dentelle ondulée. Derrière sa voix qui envoie, le beat (en anglais, car rien à voir avec la prononciation française) froid, grave et répétitif donne le ton, l’urgence. Le résultat voix/son est une belle réussite cardiaque mais sans la crise, tant on est absorbé par son débit vocal qui nous tient suspendu sur le fil à sécher le linge. En 2009, le label Soul Jazz sortait la compil Fly Girls ! avec les ténors black Princess MC, Two Sisters, Ladies First, Missy Elliott, Tina B, et bien notre « visage pâle » perpétue sans problème le flambeau des femmes qui prennent avec le micro une assurance sans ceinture de sécurité. Cela faisait un bout de temps qu’on n’avait pas entendu un son hip hop « old school » aussi percutant. Chapeau (casquette) miss Kate Tempest, la rue t’appartient !



katetempest.co.uk/

chronique publiée le 20/05/2014


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