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West Grand Boulevard

Third Coast Kings
Record Kicks/La Baleine - 19 mai 2014

Le groupe Third Coast Kings aime beaucoup sa ville, Detroit. Chaque titre de son nouvel album est inspiré par les rues, les sons, les odeurs de cette ville industrielle, capitale de l’état du Michigan. Connue pour son industrie automobile, le label Motown Records et la techno minimaliste, Detroit reste malgré les tempêtes debout et droite.
Third Coast Kings fait une musique funk à l’ancienne, principalement instrumentale, dans l’esprit des BO de films blaxploitation avec des envolées de cuivres style JB’s (les musiciens de James Brown). Les classieux lascars du groupe envoient du groove old school qui fuzz bon la sensualité, comme la danse d’une diva possédée par les rythmes gospel d’un pasteur illuminé. Les 12 titres de l’album s’enchainent comme si l’on était branché sur le canal d’une chaine de radio américaine. Il ne manque plus que la voix du DJ présentateur pour avoir l’impression de rouler sur une route qui nous même à Chicago où à Memphis, la ville de Stax Records. Third Coast Kings a vraiment le rythme aux fesses, la caresse qui donne chaud au corps. A la fois sensuelles et charpentées, les compos sont là pour nous faire courir dans la rue et zigzaguer en état d’ivresse tout le long de la nuit. Oui, le jazz funk de Third Coast Kings nous colle comme un chewing-gum, avec ses solos d’orgue, de cuivres, de saxophone, de percussions et d’orgue. On ne jette rien, on le garde longtemps dans la bouche entre les oreilles. Bref, si vous êtes amateur du funk 70 à la sauce blaxploitation, vous allez suer « grave » sur les rythmes du West Grand Boulevard.



www.thirdcoastkings.com/
www.recordkicks.com/

chronique publiée le 24/05/2014


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