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Renverser, Ruiner, Anéantir

Unforgettable Teens
Ne pas gerber - 24 avril 2014

Là j’avoue, pas facile de parler de la musique d’Unforgettable Teens. C’est tellement (trop ?) DIY et donc anti commercial, que ça en devient drôle (ou tragique ?). Le chanteur s’appelle Marc Durand (avec un « d »). En fait il ne chante pas, il marmonne/souffle-souffre- des textes en français qui sont tellement lointains (ou alors mal enregistrés), qu’on ne comprend presque rien à ses paroles. A la limite, ce n’est pas grave, mais comme il a un phrasé monotone qui mâchouille des mots, sur la longueur de l’album, cela devient un supplice. Il faut avoir un esprit bien HC pour y adhérer de suite. Derrière, la musique/collage (réalisé par un deuxième complice nommé François), ce n’est pas mieux. C’est du bidouillage lo-fi enregistré dans la cuisine en regardant une émission TV du type « Cauchemar en cuisine ». Bon, après cette mise en bouche, si vous suivez toujours, vous avez compris qu’Unforgettable Teens ne fait pas dans la facilité, et c’est surement ce qui vous intéresse. En effet mélanger chansons, sonate Game Boy et rythme électro lo-fi, donne un curieux mélange qui a le mérite d’exister. Pourquoi entrer dans un moule, quand il y a tellement de formes musicales à explorer pour au final réaliser un gâteau au goût relevé, piquant et pas trop sucré. Tel le vilain petit canard, Unforgettable Teens jette dans la marre de la chanson française, un album sans concession qui n’est pas prêt d’être diffusé chez Drucker, à moins que son invité du dimanche aprèm soit un électron nommé Dominique A.
Le cd est accompagné d’un dvd. C’est du même topo, mais en image. La caméra, ou sûrement le téléphone portable, filme à l’arrache les périples urbains du duo, en extérieur mais aussi à la maison. On dirait des images volées (le dernier Godard présenté à Cannes ?) ou des images de surveillance vidéo. Le tout est enveloppé dans un digipack cartonné manipulé à la main. 100% artisanal jusqu’au bout.

Chronique de l’album Too Fast To Nowhere ici




www.nepasgerber.fr/

chronique publiée le 04/06/2014


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