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Dead Man

Harold Martinez
Jaspir Prod/Socadisc/La Belle Paloma - 24 février 2014

Sous une pochette couleur terre ou rouille (avec un dessin trouble entre la créature du lac noir et un zombie fantomatique), Harold Martinez et son complice Fabien Tolosa nous font découvrir une musique folk et blues des plus inspirées. La voix rugueuse et habitée d’Harold, proche des cordes vocales d’Adrian Borland (The Sound), de Rowland S. Howard (Crime & The City Solution/The Birthday Party/These Immortal Souls) et de David Eugene Edwards (16 Horsepower), nous fait pénétrer dans un univers riche et en noir et blanc mystérieux. Un univers où la poussière du Far-Ouest n’est pas très loin. Derrière, sa guitare racle le sol boueux avec des riffs sauvages et tendus. Entre la terre et le feu, la musique folk d’Harold Martinez brule des notes avec rage et sueur. Comme dans un film de Sam Peckinpah (La Horde Sauvage), la vengeance des cowboys (non payés) n’est pas loin, alors gare aux représailles ! Pour la lueur d’espoir il faudra attendre le levé du jour, ou pas.
Dead Man est le 2ème album de cet artiste qui vient non pas du Grand Canyon, mais de Nîmes. Au lieu d’aller torturer les taureaux dans les arènes de sa ville, notre artiste va chercher l’inspiration vers les grands espaces de l’Ouest à dos de cheval. L’ensemble donne un album compact qui prend dès les premières notes. On est bluffé par tant de maitrise. S’il y a un jour un 3ème volet au film culte de Wenders, Les Ailes du Désirs, il faudra absolument inclure au moins un des titres de ce magnifique album couleur terre du blues.


harold-martinez.com/dead-man/
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chronique publiée le 27/08/2014


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