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La Isla Bonita

Deerhoof
Clapping Music/La Baleine - 4 novembre 2014

Quand on écoute pour la première fois l’album La Isla Bonita, on a l’impression que c’est la réalisation d’un jeune groupe, tant les 10 titres dégagent une fraîcheur exquise et une insolence qui appartiennent souvent à nos jeunes années. Ce qui est un compliment pour un groupe tel que Deerhoof. En activité depuis 20 ans, Deerhoof vient donc de réaliser un 14ème album à faire baver de jalousie tous les petits jeunots qui sont entrain d’assembler 3-4 notes de musiques dans le garage des parents. Oui en 2014 Deerhoof a gardé dans son bric à brac sonique cette fraicheur adolescente. C’est notamment la voix enfantine de Satomi Matsuzaki qui donne cette patte « petite peste, pas sage ».
Leur pop foutraque possède une luminosité qui donne des ailes à notre appétit du son. Entre Stereolab, Blonde Redhead, Tom Tom Club, The Ex, l’Orchestre Tout Puissant Marcel Duchamp, Sonic Youth, Liliput, les étonnants Deerhoof nous font des titres after punk où le bricolo pop vient faire ses 400 coups. Tel une partie de ping-pong, on a l’impression que les musiciens se répondent entres eux par solo décomplexé. Les mélodies pop répondent aux riffs, les breaks cassés répondent aux nappes « funky ». Le brouillon, l’ébauche d’une première prise est parfois présent, ce qui donne une urgence « assumée » du meilleur effet. Enfin, cerise sur le cake à déguster jusqu’à pas d’heure, le tube punk à la sauce Ramones Tiny Bubbles devrait faire des ravages sur les pistes des salons et des squats. Bref 31 minutes de pop rock insolentes à savourer sans date limite.


deerhoof.net/

chronique publiée le 03/11/2014


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