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Skinny Man

Vic Moan
Train Fantôme/L’Autre distribution - 16 octobre 2016

Depuis 1982, le troubadour Vic Moan a posé ses guibolles à Paris dans le quartier populaire de Belleville. De New York, il a rapporté le son urbain avec ses couleurs exotica. Agé aujourd’hui de 70 ans, Skinny Man n’est pourtant que le deuxième album de Vic Moan. Il fait suite à son album sans titre sorti en 1998. Produit par Fred Pallem (du Sacre du Tympan), Skinny Man est à l’image de sa pochette à la Métal Hurlant/Bazooka (et qui est ici réalisée par Nikibi), un patchwork musical du début des années 80. Entre les fiestas au Palace, une compilation du label ZE Records (Kid Creole/Coadi Mundi), un interlude dans l’émission Sex Machine animée par Philippe Manœuvre et Jean-Pierre Dionnet, un clin d’œil à Lio et son parolier Jacques Duvall, le funk blanc et le reggae dub mâtinés de hip hop old school de Vic Moan ont pas mal de classe et beaucoup d’éclat de lumière. Tous les titres ont ce côté groove qui colle à la chair, sans vouloir s’en défaire. Avec le son des cuivres, des chœurs de chattes brûlantes diablement sexy et sa voix de crooner écorchée jusqu’au bout de la cigarette Gitanes, les compos du dandy Vic sont impecs ! Quelque part entre Elvis Costello, David Byrne, Ian Dury, Liquid Liquid et autres allumés du bitume, la stéréo groovy de Vic Moan est un petit délice à écouter sur les quais du métro avec sa Ghetto Blaster.


vicmoanmusic.bandcamp.com/album/skinny-man
fr-fr.facebook.com/vicmoanmusic/

chronique publiée le 31/12/2016


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