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Don’t Get Lost

The Brian Jonestown Massacre
A Records/Differ-Ant - 24 février 2017

Anton Newcombe/Brian Jonestown Massacre sont-ils en train de suivre le chemin effréné de The Fall, Ty Segall, The Oh Sees, à savoir une boulimie de sortie de disques ? Un album en 2014, deux albums en 2015, un album fin 2016 (sans compter les EP’s, l’album avec Tess Parks et les tournées non stop), en ce mois de février 2017 (soit moins de 6 mois après Third World Pyramid) voici Don’t Get Lost (titre d'un morceau issu de Third World Pyramid), le 16ème album de Brian Jonestown Massacre. Avec une telle cadence, avant d’écouter la première note du petit dernier, il y a la peur de la redite, du manque d’inspiration qui peut interpeler. Et bien, ne fuyez pas, Don’t Get Lost tient bien la route. Certes on n’est pas au même niveau qu’Aufheben, Take It From The Man ou Give It Back!, mais ce nouvel opus contient pas mal de pépites.
Enregistrés et produits à Berlin dans le studio d’Anton Newcombe, les 14 titres partent dans divers directions. On est proche de la compile de styles musicaux appréciés par Anton. Entre krautrock, psyché, expérimental, acid house, dub, rock, new wave et indie shoegaze, les morceaux de Don’t Get Lost déploient le tapis rouge au rock underground, car pour y trouver un tube, faudra voir ailleurs. Pour réaliser ce disque, Anton s’est entouré d’une pléiade de musiciens (Ricky Raymi, Dan Allaire, Collin Hegna, Ryan Van Kriedt, Emil, Nikolaisen, Peter Fraseret) et de chanteurs (Tess Parks, Shaun Rivers et Tim Burgess des Charlatans). Quand on regarde les titres des morceaux, on voit des clins d’œil à des groupes et labels: Melodys Actual Echo Chamber, Throbbing Gristle, Fact 67, UFO Paycheck, Ich Bin Klang. Dans le morceau Fast 67, on entend un riff à la The Forest des Cure, bref Anton se fait plaisir sur cet album en mettant en évidence ses références envers les groupes/labels et musiques qu’il apprécie. Le top 5 venant surement pour Spacemen 3/Suicide/Kraftwerk avec le titre Ich Bien Klang qui clôture l’album, sans oublier le visuel de la pochette au look très Spacemen 3 (tout comme la pochette du précédent album Third World Pyramid). Au final cet album de fan, devrait réjouir les fans de Brian Jonestown Massacre et des groupes évoqués.


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chronique publiée le 16/02/2017


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