21/05/2018  |  5001 chroniques, 164 interviews sur foutraque  |  dernière mise à jour le 21/05/2018 à 11:16:14
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The Tenant

Death and Vanilla
Fire Records - 2 février 2018

Après nous avoir émerveillé les oreilles avec leur réinterprétation de la BO du film Vampyr de Carl Theodor Dreyer (sorti en 1932), le trio Death and Vanilla revient avec une nouvelle BO pour Le Locataire (The Tenant) de Roman Polanski. Sortie en 1976, avec au casting dans le rôle-titre Roman Polanski et la magnifique et saisissante Isabelle Adjani ainsi qu'une une pléiade d’acteurs français, dont le grand Rufus, - l’histoire se passe à Paris -, la musique originale de ce film angoissant est écrite par Philippe Sarde. On retrouve ici l’atmosphère du film avec l’étrangeté des sons, parfois abstrait, entre minimaliste, free jazz et ambiant. Des petites notes organiques et discrètes bougent comme des bulles d’air. On se sent comme confiné dans une petite pièce, où les meubles se font rare. On entend sur Walls Have Teeth, le battement de la pendule, tel un suspense poisseux qui nous prévient d’un drame à venir. Par moment, un aspect religieux se fait entendre à travers le son d’un orgue joué au synthé. Oui l’album et son ambiance fantastique possède une atmosphère anxiogène avec une dose de spleen qui donne l’impression d’avoir la présence d'un fantôme juste à côté. On est bien plus dans la construction d’une bande originale de film, que d’un nouvel album de Death and Vanilla. L’aspect pop music et lunaire de leurs albums est ici très discrète, notamment à cause de l’absence du chant de Marleen Nilson. Donc un album plutôt exigent pour le style sonore et qui perd un peu de sa force, si l’on n’a pas vu le film de Roman Polanski. Après, l’absence d’images, permet aussi de s’en faire des nouvelles de façon personnel. Il suffit de se laisser porter…

Chronique de l’album To Where The Wild Things Are… ici




www.facebook.com/deathandvanilla/
deathandvanillamusic.bandcamp.com/

chronique publiée le 24/01/2018


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