21/04/2018  |  4986 chroniques, 164 interviews sur foutraque  |  dernière mise à jour le 20/04/2018 à 18:13:36
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Record

Tracey Thorn
Unmade Road - 2 mars 2018

Près de quarante ans que cela dure. J’ai toujours considéré la discographie de Tracey comme une relation épistolière régulière et essentielle. Dans tous ses disques que ce soit au sein des Marine Girls, d’Everything But The Girl, en solo ou au par ses collaborations éparses, il est question du quotidien avec ce qu’il y a de plus rassurant ; un cocon affectif où la vie se déroule au gré des rencontres, des séparations, des retrouvailles et des saisons.
Record semble être l’ultime pied de nez à ces productions musicales vides de toutes âmes qui ne prônent qu’un plaisir hédoniste désincarné et obséquieux. Nous avions Joan Baez, Patti Smith ou encore Kate Bush ; il faudra désormais compter sur Tracey qui, en toute discrétion nous proposent un songwritting pertinent et profondément humain. Elle réussit cette gageure de fusionner l’esprit libre du Punk, du Club et une propension certaine à l’empathie du quotidien ; où changer la couche de son enfant est presque aussi important que de chialer devant une chanson de Nick Drake. A travers une production incroyablement juste de son comparse Ewan Pearson, les séquenceurs des 80’s (Arp et consort) ressortent du bois avec une sonorité analogique inégalée et presque immaculée pour se lover dans de sublimes mélopées vocales. Record est à l’image de sa pochette intérieure ; une boule à facette où il fait bon se trémousser et contempler les différents éclats de sa vie.
“Oh but where I’d like to be, Is on a dancefloor with my Friends all beside me, Someone singing and I realise it’s me, I realise it’s me, it’s me”.


splash.traceythorn.com/
www.youtube.com/watch?v=KVw7fdB8gXM

chronique publiée le 09/04/2018


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