12/12/2018  |  5094 chroniques, 167 interviews sur foutraque  |  dernière mise à jour le 11/12/2018 à 11:58:06
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The Beast

Rikkha
Bullit Records/Le Bison/[PIAS] - 9 novembre 2018

En parallèle à son Cabaret des filles de joie, la longiligne et sexy Juliette Dragon prend le micro pour chanter dans le groupe Rikkha. Elle est accompagnée de son homme Seb le Bison (également boss du label Bullit Records et cow-boy dans le groupe Western Machine) aux guitares, trompette et chant, de Mat le Rouge (du groupe Loolie and the Surfing Rogers) au saxophone, d’Hervé Haine à la basse, d’Emiko Ota (ex Mami Chan) à la batterie. Ce 2ème album commence par le morceau Hey les Filles ! qui sonne comme un appel aux filles à se bouger les fesses juste avant de voir la bête (The Beast), le deuxième morceau de l’album avec son riff félin à la Cramps. Hey les Filles ! est aussi fun que le tube Laisse tomber les filles chanté par France Gall et reprise par Fabienne Delsol (ex The Bristols). Le titre Metropolitain est notre petit chouchou. Le texte écrit en français est digne d’un tube pop rock (style le groupe Ici Paris ou un refrain façon Les Calamités, trio féminin écurie New Rose 80’s) totalement irrésistible. Dans la bio, il est indiqué que l’album « est un hommage à la féminité, à la tolérance et à la liberté ». Pour nous les évoquer, Rikkha sort le tapis rouge pour accéder au chapiteau d’un cirque où l’on y croise « des montres, démons, déesses, démons, sorcières amazones, freaks, trans ». A l’image de la pochette rouge et sexy girl, le punk rock garage et sensuel de Rikkha est une redoutable machine à danser et à boire. On prend son verre de whisky, on cherche son/sa cavolier(ère) et on enfourche la piste boisé qui grince pour faire des cabrioles sur une chorégraphie rock’n’roll. La voix de Juliette Dragon est à la fois puissante et coquine. Les riffs sont bien saignants, sentent le gas-oil et on n’oublie pas aussi une touche de groove qui colle à la peau. L’album fini avec Dead Cat une reprise de Washington Dead Cats avec dans les chœurs tout plein de « Miaou ». Belle conclusion avant de voir la nuit tomber et de trainer/flâner dans les faubourgs illuminés de la ville.

Chronique de l’album Nuit Fatale ici




www.rikkha.com/
www.youtube.com/watch?v=PDHguJaHE9E

chronique publiée le 29/11/2018


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