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Let it Die

Feist
Polydor / Universal Music - 2004

Tout le monde en parle, ce qui peut sembler louche. On connaît en effet le pouvoir de séduction des Majors du disque… Mais Leslie Feist est un cas à part. Une fille débarquée de son Canada natal, sa guitare sous le bras, et bien décidée à retrouver une certaine liberté artistique. Délaissé, le punk de son adolescence, au profit aujourd’hui d’un folk universel et très personnel.

Membre de la famille foldingue Kitty-Yo, la jeune femme s’éloigne de la furie électro-punk de sa copine Peaches et de la pop déviante de son ami Gonzales, ici producteur, avec lequel elle a déjà collaboré sur le magnifique Shameless Eyes (Presidential Suite). S’entourant également du manitou Renaud Letang (Manu Chao), la canadienne frappe un grand coup avec Mushaboom, comptine "addictive", qui surprend mais jamais ne lasse. Original et sans prétention, un premier single encore meilleur dans sa version originale (Red Demo).

Le second album de Feist, déjà auteur d’un Monarch indépendant en 1999, ne pouvait sortir qu’au printemps. Mais s'il invite à l’émerveillement des sens, ne provoque pas d’allergie...
Leisure Suite a un petit côté Dani Siciliano, et le reste des morceaux oscille entre easy-listening enjôleuse et acoustique posée (Gatekeeper), rappelant tantôt Zoot Woman et Sade (One Evening), tantôt David Bowie époque DJ (Inside and Out, étonnante reprise des Bee Gees).
Conclue comme une berceuse pour adultes (Now At Last), Let it Die pourrait rapidement vous faire succomber.


www.feistmusic.com


chronique publiée le 22/03/2004


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