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1964

Miossec
PIAS - 2004

A chaque nouvel album de Christophe Miossec, on se demande ce qu’il va pouvoir dire de plus sur le côté déprimant des rapports humains... voire ce qu’il va découvrir pour se détruire plus rapidement (par exemple, le fait que Les bières aujourd’hui s’ouvrent manuellement, ce qui permet d’en boire plus). Si Miossec se résumait à son côté désenchanté et autodestructeur, cela n’aurait évidement aucun intérêt d’écouter ses disques, le « problème » c’est qu’il réussit - presque - à chaque fois à trouver les mots justes et grinçants pour décrire des situations courantes, tout en composant des musiques qui captent l’attention. Car contrairement à ce qu’on peut lire ici ou là, les chansons de l’album précédent - Brûle - tenaient parfaitement la route musicalement ; celles de 1964 font également partie de cette catégorie là, pas si courante que ça... Composées principalement tout seul comme un grand où avec l’aide de son ancien guitariste Yan Péchin (et des Valentins sur un titre), les partitions - sobres et marquantes - font mouche. Même les arrangements de cordes (signés Joseph Racaille sur 4 morceaux) n’apparaissent pas lourds, ils apportent au contraire une note dissonante dans ce concert de guitares sèches ou électriques. Si l’on ne rigole pas franchement en lisant les textes de 1964 - très réussis une fois encore -, il semble bel et bien que Christophe Miossec ait décidé à l’approche de la quarantaine de passer par Le stade de la résistance à ses vieux démons, c’est à dire « Rester en vie »… tant mieux !


www.christophemiossec.com
www.pias.com

chronique publiée le 25/03/2004


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