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Dames

Various Artists
Soundtrack Factory - 1997

Après la fin des années 20, plongeons-nous dans les années 30. Années mouvementées et surtout très contrastées. Fortement touchée par la crise de 1929, l’industrie américaine peine à se remettre et à repartir sur de bonnes voies. Dans les salles obscures ce n’est pas non plus la panacée. Les studios doivent, eux-aussi, faire face à une baisse massive de leurs capitaux et à la chute du pouvoir d’achat des américains. Pourtant un homme va réussir à se sortir du lot, à imposer un style, une marque identifiable au premier coup d’œil et à jamais gravée dans nos consciences. Cet homme c’est Busby Berkeley. Si ce nom ne vous dit rien, rappelez-vous la pub de Contrex (avec les bébés) et vous aurez un petit aperçu de son génie.

Parmi sa foisonnante filmographie (une cinquantaine de films en tant que réalisateur ou directeur chorégraphique), on retiendra le bien nommé Dames (1934). Jamais un film n’aura été si platonique, si romantique, si idéaliste, si visuel, si exalté. Tout, dans ce film, nous pousse à voir le bon côté de la vie. Le scénario est banal mais met en scène des personnages très attachants, comme les acteurs Hugh Herbert et Guy Kibee. Et puis il y a surtout Ruby Keeler et Dick Powell, sans doute le couple de comédies musicales le plus méconnu, mais néanmoins le plus attachant (en rapport au couple mythique Ginger Rogers et Fred Astaire).
Coté visuel, nous touchons ici à la quintessence du style Berkeley. Des centaines de danseuses jouant de formes géométriques variables, formant de véritables kaléidoscopes vivants pour notre plus grand émerveillement.

Côté musique, là encore que du bonheur. La BO regroupe trois chansons du film : The Girl At The Ironning Board, chantée par Joan Blondell et mettant en scène un ballet de chemises détrempées, I Only Have Eyes For You, standard populaire américain interprété par Dick Powell et Dames, titre éponyme du film et véritable ode à la féminité.
Outre un excellent son (pour l’époque), on se délecte d’écouter les chansons en entier (en moyenne près de huit minutes), prenant en compte la partie chantée par les acteurs et la partie instrumentale, c’est à dire la chorégraphie des danseuses.
Au final un excellent disque qui nous plonge dans ces films légèrement désuets mais terriblement magiques.




chronique publiée le 26/03/2004


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