18/08/2019  |  5222 chroniques, 169 interviews sur foutraque  |  dernière mise à jour le 16/08/2019 à 16:02:00
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L'amour parfait

Cali
Labels - 2003

Si vous n'avez de cesse de visser votre oreille à un transistor quelconque, calé sur une des radios périphériques, un des multiples robinets musicaux, un réseau associatif ou une FM spécialisée rock, vous avez déjà forcément entendu C'est quand le bonheur, ébouriffant single de la première livrée, L'amour parfait, d'un jeune auteur-compositeur du Roussillon, Bruno Caliciuri, dit Cali.
On ne peut s'empêcher d'ailleurs de penser que Labels a eu le nez creux en signant un tel artiste, suffisamment consensuel pour attirer vers lui jeunes filles comme adultes murs, et qui pourrait fort bien renouveler le carton - inespéré à l'époque - d'un Louise Attaque, pour l'instant partis en vacances au moins jusqu'à Pâques ...
La pop symphonique luxuriante de ses compositions se marie avec des textes à l'amour/humour vache, où l'auteur fait montre d'une ironie et une verve absentes de beaucoup de textes de ses contemporains.
Il pêche cependant parfois dans de trop grandiloquentes orchestrations, et la fin de l'album est à ce titre particulièrement indigeste : dès Fais de moi ce que tu veux, dixième titre de la galette (qui en comporte 13), nous voila plongés dans des atmosphères viciées de musicals à grand spectacle, où emphase et arrangements clinquants décrédibilisent le propos...
On préfèrera sans conteste les premières plages du disque (mentions spéciales à Il y a une question ou Le grand jour) qui laissent présager un avenir radieux à cet artiste, pour peu qu'il canalise un peu mieux son inspiration.
A voir en tous les cas sur scène à la rentrée : le bonhomme a une grosse expérience des planches (ses deux formations précédentes, Indy et Tom Scarlett, lui ont "offert" des centaines de dates), et la réorchestration de son album, rendue inévitable (on le voit mal se balader dans de petites salles avec un orchestre symphonique), devrait sérieusement valoir le déplacement !


www.cestquandlebonheur.com

chronique publiée le 12/08/2003


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