18/02/2020  |  5307 chroniques, 171 interviews sur foutraque  |  dernière mise à jour le 17/02/2020 à 18:04:01
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White Blood Cells

The White Stripes
XL Recordings / Delabel - 2001

Meg White, à la batterie, et Jack White, à la guitare, jouent une musique minimaliste : des claviers, très roots, sont les seules fioritures présentes sur White Blood Cells. Jack, le compositeur du groupe, est un fan du blues de Son House et Charly Patton, du punk-rock des Stooges, du folk de Dylan, de la pop des Beatles et du psychobilly des Cramps. Toutes ces influences se retrouvent, bien sûr, dans leurs morceaux, mais, s’ils rendent hommage à leurs idoles, les deux jeunes américains n’oublient jamais d’apporter une touche personnelle pleine de candeur.
La formule du groupe - pas de bassiste - et certaines chansons font penser à Jon Spencer Blues Explosion, on remarque aussi des titres rappelant les Beatles romantiques et rêveurs (We’re going to be friends). Ce qui frappe également en écoutant leur disque, c’est la passion avec laquelle ils interprètent leurs chansons. On a presque l’impression qu’ils sont les premiers à jouer cette musique !
Le duo est, en plus, très convaincant sur scène : des versions enflammées et énergiques sont offertes au public. La complicité qui lie Jack et Meg leur permet de faire évoluer les chansons soir après soir, et ainsi éviter l’installation d’une routine ; un regard suffit pour continuer une chanson, la stopper, accélérer le tempo ou ralentir… Le concert des White Stripes, le 2 décembre 2001 à la Coopérative de Mai, a permis de vérifier que ce groupe devrait casser la baraque dans les semaines, les mois et les années à venir.


www.whitestripes.com/

chronique publiée le 15/07/2002


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