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Douze fois par an

Jeanne Cherhal
tôt Ou tard - 2004

Après avoir donné de nombreux concerts enthousiasmants dans la France entière, la pétillante Jeanne Cherhal vient de faire paraître son premier album studio. Comme elle ne fait rien comme les autres, la jeune femme d’origine nantaise avait inauguré sa discographie avec un album live, qui semble ne plus lui correspondre aujourd’hui. Peu importe en fait que ce soit un premier ou un deuxième album, Douze fois par an est tout simplement l’œuvre d’une jeune femme à l’inspiration débridée et iconoclaste.
Avec sa voix mutine, la « petite chipie » varie les plaisirs : elle sait être émouvante, provocatrice, caustique et hilarante, parfois au cours de la même chanson… Car si Jeanne Cherhal brocarde avec piquant la lâcheté des hommes qui refusent de s’engager, porte un regard drolatique sur les envies de mariage, s’amuse de la fascination féminine pour les parfaits inconnus, sourit en décrivant les revendications d’un voisin étudiant, elle sait aussi évoquer avec acuité la difficulté d’être une femme et aborder l’incommunicabilité fille/père, tout en écrivant un slow absurde dédié à… une station d’épuration ! Sans jamais tomber dans le lourdingue ou le convenu, l’auteure réussit à donner un portrait espiègle et sans prétention de ses contemporains.
Pour ne rien gâcher, Jeanne Cherhal a pris soin de confier les arrangements et la réalisation artistique à un Vincent Segal qui fait preuve de son talent habituel… Dans son duo clin d’œil avec Jacques Higelin, la belle déclare qu’il lui est difficile de ne penser à rien ; on veut bien la croire, il semble en effet qu’elle pense à tout …


www.totoutard.com

chronique publiée le 01/04/2004


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