08/12/2019  |  5277 chroniques, 170 interviews sur foutraque  |  dernière mise à jour le 06/12/2019 à 11:40:08
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Fever to tell

Yeah Yeah Yeahs
Interscope records / AZ - 2003

A n'avoir su, par un fâcheux problème de planning, sortir cet album dans les délais pour s'engouffrer, comme bien d'autres, dans le juteux filon New Rock Revolution, les Yeah Yeah Yeahs sont-ils pour autant promis à encombrer sous quinzaine le rayon des invendus ?
On pourrait le croire, à voir les papiers mesquins et fielleux qui fleurissent ça et là (Télérama entre autres), quand ces new-yorkais devaient être, il y a une éternité, pour tous les journalistes de la place, the next big thing...
Luttant alors d'égal à égal avec les Strokes, White Stripes et autres sensations à particule en The, sur la foi de brillants maxis et performances incendiaires (en première partie du Jon Spencer Blues Explosion il y a de longs mois au Trabendo), Karen O ne serait-elle donc vouée qu'à être une perdante magnifique ?
Car son album a quand même de la gueule, malgré quelques facilités et son travers (assumé) à se complaire dans des feulements qui sont sa marque de fabrique. On n'y retrouve malheureusement pas d'extraits de leur premier EP, qui comprenait des titres aussi puissants que Bang, Mystery girl ou Art star, mais les p'tits nouveaux Rich, Date With The Night, Pin ou Yeah! New York sont autant de nouveaux singles potentiels, efficaces et énervés.
Nick Zinner fait montre de toujours autant d'inspiration à la guitare, tissant de parfaites strates pour l'excitée de Big Apple.
Sur la foi de cet album, Karen et son boyfriend Angus Andrew (frontman des Liars) restent donc toujours un des couples les plus excitants de l'underground (avec Jon Spencer et Cristina Martinez !) : à quand un super-groupe englobant ces deux fortes personnalités ?


www.yeahyeahyeahs.com

chronique publiée le 10/06/2003


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