08/12/2019  |  5277 chroniques, 170 interviews sur foutraque  |  dernière mise à jour le 06/12/2019 à 11:40:08
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Let sleeping monsters sleep E.P.

John Wayne Shot Me
62 TV Records - 2004

Quel bonheur que de recevoir, au milieu des traites, rejets de candidatures, prospectus et autres factures, un disque comme celui de John Wayne Shot Me.
Déjà le nom : un des héros de mon enfance, qui dessoudait régulièrement des cohortes de méchants indiens (pas très politiquement correct, tout ça !), dans une émission, La Dernière Séance, brillamment présentée par Monsieur Eddy Mitchell.
Premier bon point, que d'arborer crânement le nom d'une icône hollywoodienne qui m'a souvent "tuer".
Ensuite le packaging : classe, très classe (carton orange brillant - un peu comme celui d'Aqme du JSBX), avec un lettrage et des p'tits bonhommes lo-fi, rappelant mes premiers pas dans l'univers du jeu vidéo.
Deuxième bon point.
Le dossier de presse : on y apprend que ce groupe hollandais, composé de trois jeunes garçons et d'une damoiselle s'est déjà produit sur scène en compagnie d'artistes aussi essentiels que Swell, Billy Childish, Daniel Johnston, Papas Fritas, Pinback ou Grandaddy (liste non-exhaustive).
Qu'il va prochainement sortir (en mai), sur le label des excellents girls in hawaii, 62 TV records, un nouvel album, comportant notamment un duo avec Kimya Dawson (Moldy Peaches).
Tout ceci mérite incontestablement un troisième bon point.
Et la musique dans tout ça ? - c'est bien gentil de décerner des accessits -
Le premier morceau, qui donne son nom au E.P. et est issu de l'album à paraître, est proche de l'esprit Grandaddy (avec qui ils réalisèrent d'ailleurs un split single), avec son clavier entêtant et ses choeurs cristallins : une sacrée réussite, pour tout dire.
La suite est encore plus étincelante, faite de cinq covers absolument incroyables, d'artistes aussi différents que Jonathan Richman & The Modern Lovers (I'm a little dinosaur), Daniel Johnston (Funeral home), E.L.O. (Calling America), Napalm Death (Common Enemy), Destiny's Child (Survivor), Carter Family (There'll be joy, joy, joy).
Je défie ainsi quiconque de rester en place à l'écoute de ces mini-bombes pop savamment orchestrées (notamment I'm a little dinosaur - LE tube de vos prochaines suprise-parties), enregistrées avec un esprit potache absolument réjouissant.
Bougez avec La Poste : ce slogan de publicitaire n'aura jamais été aussi approprié qu'avec cette dernière livrée !


www.johnwayneshotme.nl
www.62tvrecords.com

chronique publiée le 04/05/2004


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