08/12/2019  |  5277 chroniques, 170 interviews sur foutraque  |  dernière mise à jour le 06/12/2019 à 11:40:08
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Volume Freak

Funk D'Void
Soma Records - 2004

Après plusieurs années d’hégémonie, la techno tend sérieusement à s’essouffler, coincée entre un courant minimal chiant (malgré le très bon Leave Luck to Heaven de Matthew Dear), une electronica asthmatique et autiste (Funkstörung étant l’exception qui confirme la règle), et des groupes en « The » de plus en plus nombreux, qui ont su redonner au rock ses lettres de noblesse.

Mais si le genre a un pied dans la tombe, et si cet album n’est pas de l’ « Intelligent Techno » (terme fourre-tout des nineties qui regroupait Aphex Twin et les autres), c’est quand même bien à un cours de groove intelligent auquel nous convie Funk D’Void, Volume Freak faisant suite au plébiscité Dos, sur le toujours vert label écossais Soma Recordings.
C’est en effet pour le compte de cette maison indépendante, créée par le duo Slam, et qui a hébergé les premières productions des Daft Punk, que Lars Sandberg signe ce nouvel opus pas très éloigné du Devil’s Advocate de Dave Clarke, dans un style nettement moins « rentre-dedans ».

Emotional Content porte bien son nom, ses beats en sourdine se mettant au service d’une tech-house enlevée. Sur le happy Can’t Get Enough of a Bad Thing, on imagine les faisceaux lumineux d’une boule à facettes enveloppant les danseurs en transe. Plus tard, le remix de Diabla montre les similitudes entre Funk D’Void et Laurent Garnier, adepte comme lui des basses profondes. Enfin, avec Electric 313, Beet The Bleep et Jack Me Off, le DJ-producteur replonge dans l’acid house et le jackin', musique et danse typiques de la club culture britannique. Pas révolutionnaire mais néanmoins sincère.


www.funkdvoid.com
www.somarecords.com


chronique publiée le 05/05/2004


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