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Under Byen
Telescopic / Discograph - 2004

C’est par la langue que tout passe. C’est par la langue que l’histoire se déroule, que les mots s’échappent, que les liens se font et se défont et que les amours s’éveillent ou disparaissent. C’est par cette langue, ce petit bout de peau que tout naît, que tout meurt. Sans elle nous ne serions rien de plus que des êtres épars sans identité.

Si les langues se déclinent en de multiples formes, rares sont les artistes (autres qu’Anglo-Saxons) à user de leur langue maternelle. Beaucoup préfèrent s’échapper dans l’anglais. Quant on entend alors Under Byen et son chant en danois, nous sommes tout d’abord surpris, puis très vite fasciné. Comment une telle langue, si abrupte, si gutturale à nos oreilles peut-elle, au contact du chant d’Henriette (la chanteuse du groupe), devenir si aérienne, si enlevée, si enchanteresse ?

C’est d’ailleurs toute la force de cet album que de nous faire voyager, rêver dans une langue que l’on ne connaît pas. Ce qui pourrait être un inconvénient, un handicap (ne point comprendre les paroles) devient au contraire un espace de liberté. A chacun alors de s'inventer ses propres paroles, de se créer son univers, à travers ce chant, à travers ces compositions mêlant piano, cordes, guitares et rythmiques chaotiques. A chacun de souffler le chaud et le froid et de se blottir sur cette musique un brin précieuse, un brin aventureuse.


www.underbyen.dk/

chronique publiée le 22/06/2004


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