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One Plus One Is One

Badly Drawn Boy
Twisted Nerve / XL Recordings - 23 juin 2004

Damon Gough is a fucking genius !
Pardonnez cet écart de langage, mais comment qualifier autrement l'homme qui se cache derrière Badly Drawn Boy ?
Depuis la parution de The Hour Of The Bewilderbeast (2000), classique indispensable à toute discothèque qui se respecte, le garçon mal dessiné a en effet enregistré un nombre incalculable de joyaux, pour des titres certainement composés en moins de temps qu'il ne lui faut pour enfiler un soir de beuverie son célèbre bonnet.
Auteur de deux albums en 2002, la bande originale du film About A Boy et Have You Fed The Fish, son véritable deuxième opus, le Mancunien aura ainsi fait paraître, si l'on compte bien, 4 disques en autant d'années (sans compter les EPs, aux faces B souvent somptueuses).
Prolixité qui ne rime pourtant pas avec facilité : alors que certains de ses "camarades de classe" sont sans doute davantage portés sur l'arithmétique que lui, qui déclare tout de go que One Plus One Is One, Damon Gough mérite plus que tout autre les félicitations du jury, et pourrait postuler sans conteste pour le titre de plus grand songwriter actuel du Royaume-Uni, lui qui fut déjà récompensé par le passé d'un Mercury Prize (distinction musicale extrêmement prisée outre-Manche). 
Son inspiration, rarement prise en défaut dans sa fourmillante discographie, n'a en effet d'égale que sa propension à proposer sans cesse de somptueux arrangements, bien aidé en cela par son acolyte Andy Votel (co-créateur, avec lui, du label Twisted Nerve).
Melotron, violons, trompettes, banjo, flute, guitares cristallines et piano enjoué (liste non exaustive) sont ainsi à nouveau convoqués, au service de compositions comme toujours à tonalité pop et folk, sur lesquelles se pose la voix addictive de l'artiste.
Résultat ? Un disque incroyablement inspiré, où les moments de félicité sont nombreux (Year Of The Rat et Holy Grail, parés de choeurs enfantins, Summertime In Wintertime, qui pourrait bien faire son p'tit effet dans les charts...).
Difficile en fait de trouver la moindre faute de goût à un album, qui comme ses prédécesseurs, risque de trôner un moment au sommet de la pile de CD de ses acquéreurs.
Bel hommage au génie créatif de Joe Strummer et Elliott Smith, récemment disparus, auxquels One Plus One Is One est notamment dédié.

A lire également sur foutraque.com : les chroniques de concerts donnés à l'Elysée Montmartre (11 mars 2003) et au Trabendo (27 septembre 2002).


www.badlydrawnboy.co.uk/
www.xlrecordings.com/badlydrawnboy/

chronique publiée le 29/06/2004


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