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Jazz sur son 31 - lundi 11 octobre

2004

Medeski Martin and Wood

Plaisance du Touch, Salle des Fêtes (France)
Parfaitement quelconque en temps normal, la Salle des Fêtes de Plaisance du Touch avait revêtu ses plus beaux atours (teintures aux couleurs du festival Jazz sur son 31 et batterie d’éclairages flamboyants) pour accueillir l’un des plus grands trios américains, Medeski Martin and Wood. Pour ceux qui ne connaissent pas le jazz, MMW est un trio aux confins des genres, capable de sauter du jazz traditionnel au blues, au rock (ils ont collaboré avec Iggy Pop sur son album Avenue B), au jazz électro (leur dernier album, End of the World Party (Just In Case), est produit par John King des Dust Brothers (Beck, Beastie Boys…). Eclectiques, furieux, doués et imprévisibles : autant de qualificatifs qui permettent de cerner quelque peu la personnalité des trois musiciens.

Parmi ces qualificatifs, je retiendrai le mot éclectique pour qualifier la première partie de leur concert en ce lundi soir. Commençant brutalement par du free jazz, le groupe a peu a peu tissé des liens entre histoire du jazz et voyages à travers le monde, pouvant passer dans un même morceau des sonorités de forêt équatoriale avec sample de violoncelle, aux rythmiques entraînantes et entêtantes du continent africain. Free et intense, cette première partie fut l’occasion d’admirer le talent des trois musiciens, et l'osmose existant entre eux : John Medeski (claviers et éléments électroacoustiques), virtuose à l’aise aussi bien sur ses claviers que sur un piano à queue, Billy Martin (contrebasse et guitare électrique) jouant du free jazz aussi bien que du rock, et Chris Wood formidable drummer et faiseur d’ambiances.

S’ensuivit une seconde partie que je qualifierais de plus classique. Composée d’anciens morceaux du trio et dominée par les claviers de John Medeski, ces compositions fortement teintées de blues comme de groove, furent l’occasion d’une démonstration bien ciselée mais qui manquait de charme par rapport aux premiers morceaux. Le public, sans doute plus connaisseur, n’hésita à s’émoustiller sur quelques morceaux au groove imparable.

Quoiqu’il en soit, MMW est et restera dans l’histoire du jazz un trio hors normes, évoluant entre jazz traditionnel et modernisme, pour le plus grand plaisir des amateurs qui conjuguent le jazz au pluriel.

Plus d'infos :


www.mmw.net
www.jazz31.com

auteur : DrBou - drbou31@hotmail.com
chronique publiée le 16/10/2004

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