20/08/2018  |  5033 chroniques, 165 interviews sur foutraque  |  dernière mise à jour le 09/08/2018 à 11:02:10
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Jazz sur son 31 - jeudi 21 octobre

2004

Troublemakers, Dj Food & Mr Scruff

Ramonville Saint-Agne (Salle des Fêtes) (France)
Chaque année, le festival Jazz sur son 31 ouvre l'une de ses soirées au jazz électro sous toutes ses formes. Une carte blanche offerte au public pour qu’il puisse découvrir ces musiques nouvelles. Elle fut consacrée cette année aux Troublemakers, à l’occasion de la sortie de leur second album, Express Way. Soyons francs, les Troublemakers n’ont jamais réellement convaincu les puristes du genre, préférant les productions plus abouties du labels Ninja Tune ou autre. Mais force est de constater que leur second album est plus cohérent, plus dynamique que le précédent, envahi de nappes très soul 70’s et funk. Malheureusement, les ambiances changent du tout au tout quand il s’agit de la scène, le piège étant de tomber soit dans la facilité, soit au contraire dans l’outrance.

Pour contrecarrer les échecs de ses prédécesseurs, les Troublemakers avaient sorti l'artillerie lourde, soit trois écrans géants couvrant l’ensemble de la scène et projetant de multiples images urbaines ou ethniques. Pour compléter ce dispositif, Magic Malik avait rejoint le duo, ainsi qu’un pianiste, un DJ/scratcheur et un programmateur. De prime abord tout semblait bien parti : premier morceau très planant mais parfaitement abouti, présence incroyable de Magic Malik tour à tour chanteur ou flûtiste, et mise en scène impeccable. Cependant, au fur et à mesure des enchaînements, l’ambiance se dégrada légèrement. Trop de beat soutenus, trop de précisions dans le set, trop d’images hypnotiques, le concert finit par lasser l’auditeur en mal de sensations fortes et ce n’est pas le problème électrique (qui prouva qu’un concert peut tomber à l’eau en un quart de seconde) qui relança l’intérêt porté aux musiciens. Même Magic Malik, malgré sa très bonne prestation, finit par agacer à force d’être surexposé. Au final un concert en forme de pudding : très bon au départ mais qui lasse très vite. Dommage…


(Photo des Troublemakers : LE_M@SC - elmasco@free.fr)

Malgré tout la soirée ne se termina pas sur cette note en demi-teinte mais se poursuivit avec la crème des Dj de Ninja Tune, Dj Food et Mr Scruff.
Pour des raisons indépendantes de ma volonté (un réveil fixé à 6h), je laisse ma place à un éminent confrère, qui vous racontera la suite.

DJ Food nous sert un set carré, propret, avec finalement assez peu de grands moments oû se lâcher … On reste un peu sur sa faim.
Ouf, Mr Scruff arrive (bonhomme, il nous pousse à boire du thé !). Le set commence par un enchaînement de très bon morceaux rétros empruntant au r’n’b, à la soul, ou autre vieux ska. Qui sait attendre, sait apprécier sur la longueur ce DJ, pas spécialement virtuose des enchaînements, mais plutôt érudit alchimiste capable de proposer un cocktail ludique, rafraîchissant, de morceaux. Une tonalité, une ambiance personnelle émergent de ce maelström apparent de références, et c’est là sa réussite : ce mix a un super groove, il est sexy et pas avachi dans les sons graves. Des meilleurs moments on retiendra subjectivement l’enchaînement hip hop old-school, et bien évidemment, son tube le plus connu pompé sur un morceau de MoonDog (merveilleux album éponyme et symphonique dont il ne faut pas s’empêcher de faire de la pub à tout va).

(Fin de chronique réalisée par Mathieu B. mathieu.beraud@foutraque.com)


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www.jazz31.com

auteur : DrBou - drbou31@hotmail.com
chronique publiée le 03/11/2004

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