28/05/2017  |  4819 chroniques, 160 interviews sur foutraque  |  dernière mise à jour le 26/05/2017 à 15:10:50
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La Route du Rock 2011 - samedi 13 août

2011

Still Corners, Low, Cults, Blonde Redhead, Dirty Beaches, Kills, Battles

Saint-Malo (France)

du : 12 août
au : 14 août
Samedi soir, une pluie incessante a volé la vedette aux artistes présents au Fort. En conséquence, et malgré une affiche de qualité (Kills, Battles, Low, Blonde Redhead, …), le site du Fort était un peu moins peuplé que la veille.

Still Corners

Aphex Twin sifflant encore dans mes oreilles, je délaisse la conférence de Christoph Brault sur les 20 ans du label Warp. De même, j’esquive la plage Bonobo où joue Turzi Electronique Experience (en résumé, Romain Turzi en solo). Je choisis donc de rejoindre le Fort Saint-Père afin d’aller baptiser des bottes d’équitation et tester l’imperméabilité du k-way. C’est donc devant un public mouillé et clairsemé que les Still Corners nous plongent avec délices dans leur mélancolie. La chanteuse effarouchée, retranchée derrière son clavier, chante les désillusions de l’amour, et elle en a des choses à dire à ce sujet. A côté d’elle, le guitariste recroquevillé sur son Hot Rod Deville 212 (j’ai le même à la maison) se délecte de jouer au-delà de la 12ème frette et son jeu a des accents de surf music : un régal. Le batteur, lui, se contente d’une grosse caisse, un tom basse, une caisse claire, et une cymbale pour produire un son bien mat et granuleux. En synthèse, Still Corners propose un son minutieusement étudié qui lorgne plutôt sur The Jesus and Mary Chain voire Camera Obscura. Assortiment de pop et de new-wave, ce groupe sincère et frais donne un bon avant-goût de leur premier album qui sortira chez Sub Pop au mois d’octobre.

Low

Il s’ensuit la performance de Low, qui fût bien orchestrée mais triste et usante au regard du contexte. Les Mormons ne m’offrent même pas la sublime reprise de Transmission de Joy Division.

Blonde Redhead

Après l’escroquerie de Cults qui réussit, preuve de ma mauvaise foi, à me laisser le morceau Go Outside dans la tête jusqu’à la fin du festival, vient le tour de Blonde Redhead. Se retrouver face à un arc en ciel de cirés et de ponchos sous une pluie battante ne les a pas bouleversés. Sur scène, précis et fidèles à leur son d’origine particulier qui mêle voies langoureuses et arpèges de guitares, les New-Yorkais exploitent les morceaux de l’album 23 de 2007 au détriment du dernier opus plus électronique, plus calme et moins personnel. Les nostalgiques sont récompensés avec 2-3 morceaux de Misery Is A Butterfly, joués avec toujours autant de passion. Je prends mon pied dans la boue, puis mon autre pied, avant de perdre appareil photo, femme et manteau devant les sales plages, fuyant avec regret le site inondé du Fort, peu avant l’arrivée des deux tueurs et des batailles qui achèvent la soirée.
Malgré cette atmosphère froide, sale, et humide, le spectacle ne s’en est pas ressenti, aussi on ne peut que féliciter le travail des organisateurs et des techniciens qui ont maintenu avec ponctualité les concerts. Par contre, le k-way étant water-plouf, je reviendrai l’année prochaine avec un tuba et un ciré.

En remerciant Julien Nédélec pour les photos de Low et Blonde Redhead

Photo des Still Corners par Sylvain Silver


www.laroutedurock.com
rdr2011.tumblr.com/

auteur : Sylvain Silver - sylvainsilver ate hotmail.fr
chronique publiée le 24/08/2011

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