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Lolita s'fait la belle - samedi 24 avril

2004

La Boutifanfare, Unité de valeur, les Madeleines, les 100g de Tête, Bullshit Inc., E-dense

Perpignan (Casa Musicale) (France)
Avec une affiche plutôt sympathique et un lieu, la Casa Musicale, se prêtant plus que jamais à la musique de plein air, "Lolita s'fait la belle" promettait d'être l'un des évènements phares du printemps Perpignanais, que se soit au plan festif ou au plan musical. Mission accomplie.

Pour les non-perpignanais, je me dois de rapeller que "Lolita" n'est pas un sex-shop pédophile mais le plus sympathique magasin de disques de notre belle ville de Perpignan. Enfin plutôt était, car nos amis disquaires fêtent en ce samedi la disparition définitive de leur échoppe avec le concours d'une bonne bande d'amis bien allumés : La Boutifanfare, Unité de valeur, les Madeleines, les 100g de Tête, Bullshit Inc. et les Djs déjantés de E-dense. La Varda, prévue pour jouer, doit malheureusement annuler pour raison médicale... dommage et prompt rétablissement!

19h30, après un petit retard dû aux balances qui n'en finissent pas, ce qui est normal vu le nombre d'invités et l'état de la sono, la foule accumulée devant les grilles de la Casa se déverse sur les joyeux drilles de la Boutifanfare, toujours d'excellente humeur, qui feront groover les premier arrivants dans l'odeur des merguez et du gros funk qui tache.

Après les premières prestations des Djs Rap de la Casa dans la cour et les démos de danse Hip-hop et de Capoeira, c'est vers 21h30 qu'Unité de valeur entreprend de faire "jumper" une salle pleine à craquer sur leur Rap old school à la française assez sympa, même quand on est pas franchement fan du genre comme moi, au moins ça bouge...

Suivront les Madeleines et les 100g de Tête, égaux à eux mêmes devant un public acquis, qui était de toute façon venu en priorité pour les voir. Le lieu est archi-comble, à minuit il y a encore la queue devant la porte ; le festival, victime de son succès doit faire rentrer au compte-goutte. On râle, on pousse, mais dans l'ensemble aucun incident -si chers aux anti-concerts/anti-manif culturelles- n'aura lieu ce soir, et le bon esprit soufflé sur le public par les musiciens vaudra cette nuit tous les services d'ordre!

Bullshit Inc., groupe de Hardcore/Fusion du cru, assurera la cloture de la partie concert du festival avec les morceaux de son nouvel album, Répliquant, auquel malheureusement la sono, un peu limite, du hangard ne rendra pas totalement justice. La voix galvanisante de Lionel franchit les murs de la halle pour aller se mélanger avec les premiers sets des Djs d'E-dense dans la cour, créant par moment d'intéressantes rencontres qui ne seraient pas sans rappeler le "remanufacture" de Fear Factory... Le hasard est parfois si taquin!

La soirée se terminera dans les méandres torturées du son d'E-dense, dont une partie du staff revient d'un set à Montpellier (2 mixes dans la soirée à 200 bornes de distance... respect!). Electro, House mélangées avec du bon vieux Bambatta et des morceaux de leur propre compo, sur fond de projections vidéo psyché, leur gros son achèvera les teufeurs et les derniers fans de Ska restés pour un baroud d'honneur dans une chaude nuit perpignanaise.

Le festival restera un bon souvenir pour tous ceux qui y ont participé, public, staff et zicos, ainsi qu'une réussite pour l'organisation avec environ 1400 entrées : Jeff et Didier, les deux piliers de "Lolita" nous promettent de remettre le couvert un jour... pour l'ouverture de leur site peut-être?


www.lolita-disques.com/

auteur : Steve Golliot-Villers - steve@foutraque.com
chronique publiée le 26/04/2004

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