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Les femmes s'en mêlent - mardi 27 avril

2004

Feist, Trespassers William, Tamara Williamson

Paris (Café de la Danse) (France)
Pour cette septième édition du festival les femmes s'en mêlent, initiée vendredi dernier à l'Elysée Montmartre par une soirée Panik (avec notamment la divine Neneh Cherry en MC), la première soirée concerts proposait une affiche 100% nord-américaine, conviant sur la scène du Café de la Danse un groupe californien, Trespassers William et deux artistes canadiennes, Feist et Tamara Williamson.

Si nous n'évoquerons pas la prestation de cette dernière par déontologie, la musicienne étant prochainement en concert avec foutraque.com (mardi 4 mai à Toulouse), concentrons-nous sur le cas de la seconde, auteure en ce début 2004 d'un album, Let it die, unanimement plébiscité par la critique.
Vue sur scène vendredi dernier au Printemps de Bourges dans le cadre glacial (dans tous les sens du terme) de la Hune, l'ex-égérie de Gonzales y avait démontré toute l'étendue de son talent, incroyablement belle et touchante dans sa classieuse tenue immaculée.
C'est d'ailleurs dans ces mêmes atours qu'elle se présente sur les planches du Café de la Danse, sur le coup des 21h45, succédant à Trespassers William, plutôt anecdotique dans un registre folk atmosphérique proche de Mazzy Star, la classe en moins.
Pénalisée d'entrée par des problèmes techniques qui auront retardé la mise en place, la contraignant inévitablement à abréger son récital (couvre-feu habituel à 22h30 dans cette salle), on sent la canadienne crispée, ce qui aboutit à un Gatekeeper tronqué.
Le batteur fait également des siennes sur l'enchaînement à suivre, ce qui a le don de courroucer quelque peu la belle : "Why here, in Paris ?"
Fort heureusement, la suite sera plus limpide et traversée de moments de grâce, notamment lors de When I was a young girl ou Mushaboom (le tube de ce début d'année), et de manière plus générale lorsque l'artiste a l'occasion de démontrer seule ses capacités : son incroyable timbre de voix, son original jeu de guitare et son inqualifiable présence.
Son set se concluera, comme l'avaient demandé des organisateurs certainement inquiets du léger dépassement, "shortly,slowly and quietly" avec un Lonely, Lonely de toute beauté et seul rappel, malheureusement, d'une performance bien trop courte.

Avec un tel final, on ne peut que se résoudre à tenter d'autres incursions dans la programmation aventureuse et 100% féminine du festival (les tenants d'un "pendant" exclusivement hormones mâles attendront quant à eux eux le Fury Fest ou Le bol d'or pour assouvir leurs "pulsions" !), où Holly Golightly, Laetitia Sheriff ou Shannon Wright, notamment, constituent des têtes d'affiche de premier choix.


www.lfsm.net

auteur : Jérôme Crépieux - jerome_(at)_foutraque.com
chronique publiée le 28/04/2004

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