02/04/2020  |  5337 chroniques, 172 interviews sur foutraque  |  dernière mise à jour le 02/04/2020 à 07:42:22
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    chronique film
Garden State

Zach Braff
Etats-Unis - 2004
scénario : Zach Braff
avec : Zach Braff, Natalie Portman, Ian Holm...
durée : 1h42
Un dialogue s'instaure entre un jeune désirant devenir connu et un vieux routard critique de cinéma, suite au visionnage du film Garden State (leur prénoms ont été modifiés).

Le néophyte : Quelle est la recette, Grand Maître, pour réaliser un film générationnel ?
Le Grand Maître : C'est très simple ! Il te faut : un budget (conséquent mais pas trop non plus), une ou plusieurs caméras, une actrice un peu connue (si possible), des décors naturels (et pourquoi pas ruraux). Quelques gueules atypiques. Et deux ou trois scènes où se côtoient un léger frémissement d’humour et d’irrévérence.
Le néophyte : Et c’est important le scénario ?
Le Grand Maître : Pas dans ce type de film indépendant. Justement, parce qu’il lui a attribué, dès le départ, cette étiquette « indie », et que la vaste campagne de publicité qui accompagnerait sa sortie vante son caractère épatant. Tu peux alors, tout te permettre.
Le néophyte : Au milieu des années 90, il y a déjà eu des films consacrés à une jeunesse désenchantée : Clerks, Doom génération
Le Grand Maître : Je vois que vous possédez quelques bases. Effectivement, ces films étaient plutôt réussis.
Le néophyte : Garden State est-il une réussite, selon vous ?
Le Grand Maître : Honnêtement, le réalisateur-acteur-héros devrait arrêter tout de suite le cinéma. Il dépeint des personnages caricaturaux (Zach Braff accro aux médicaments, un fossoyeur dépouillant les cadavres, un millionnaire qui a su rester simple, une héroïne qui enterre ses hamsters).
Mais on ne ressent rien à la vue de Garden State, on est simplement confronté à une suite d'images et de dialogues.
La morale de cette histoire est la suivante : tout le monde peut faire du cinéma !
Si tu possèdes les ingrédients, dont on a parlé tout à l'heure, il ne faut, en revanche, pas négliger l'idée (s'il y en a plusieurs c'est encore mieux) qui fera que le film peut passionner pendant 90 minutes : et là tu l'auras, peut être, ton film générationel !


auteur : Samuel Charon -
chronique publiée le 01/05/2005

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