02/04/2020  |  5337 chroniques, 172 interviews sur foutraque  |  dernière mise à jour le 02/04/2020 à 07:42:22
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Hair High

Bill Plympton
Etats-Unis - 2004
avec : les voix de David Carradine, Keith Carradine, Beverly d’Angelo, Matt Groening
durée : 1h17
Après L’Impitoyable lune de miel et Les Mutants de l’espace (que je n’ai pas vus…), Bill Plympton revient sur les grand écrans avec Hair High. Ca tombe bien, ils sont à la mode en ce moment, même si Bruce Willis dans Otage n’en a toujours pas. Plympton a utilisé un rêve comme fil conducteur du scénario, comme quoi c’est un vrai réalisateur. Qui n’a jamais rêvé de réaliser ses rêves ? La bande-annonce présente ce film comme bien disjoncté, eh bien c’est le cas. On est loin des clichés de tous les dessins animés ; ici il s’en sert pour disproportionner, accentuer tant les corps que les objets, jouer de contrastes : le type maigrelet face au footballeur ressemblant à une poire posée sur la queue ou bien le scooter face à une berline avec un plancher à un mètre du sol et faisant la largeur des deux voies de la route. Tout y est caricaturé, il est assez facile d’y trouver les messages.

L’histoire, c’est celle d’un couple de squelettes qui revient chaque année à la même heure hanter le bal de fin d’année du collège. Il faut remonter plusieurs années avant au lycée d’Echo Lake. Un couple vedette respecté de tous fait la loi. Rod, capitaine de l’équipe de football américain et Cherri capitaine des Pom Pom Girls. Adulés de tous, personne n’a la prétention de marcher sur ses plate-bandes jusqu’au jour où débarque Spud. Maladroit, le nouveau égratigne de son scooter la monstrueuse automobile de Rod. Le même jour il va ridiculiser la princesse Cherri. Cela en est fini pour lui. Il devient serviteur de la charmante Cherri. Mais un coup de foudre va renverser la tendance et promettre à Spud un nouvel horizon sentimental. Cependant, le soir du fameux bal, Rod ne compte pas y aller sans sa cavalière…

L’origine de ce phénomène vient des années 50. Plympton dresse les grands caractères au cœur de l’Amérique de ces années normalement puritaines : look bananisé pour les gars, choucroutisé pour les femmes, défis de bolides motorisés, matchs de foot sanglants, parties de sexes dans les cinémas non couverts, etc. Mais aussi ses habitudes : le roi et la reine du lycée, autrement dit le couple le pus beau et glamour, le bal de fin d’année, les vengeances, le désir d’être bien vu, etc.

Excellente aussi, la musique originale du film, très rock’n’roll, alliant une voix rappelant John Spencer à un espèce de boogie-rock. Elle est composée par un contemporain : Hank Bones, habituel compositeur des films d'animation de Plympton.

Ce qui est bien aussi, c’est que chacun peut trouver sa morale de l’histoire. Par exemple, ne pas coincer sa robe dans la portière de la voiture, ne pas donner à un coq une bouteille de tonifiant pour cheval, ou bien que le vrai amour intense remporte toujours et fédère les états morts ou vivants ou les deux à la fois.

Aux dernières nouvelles, Bill Plympton est sur le point de finir un autre film : The Fan and The Flower.


www.hairhigh.com
www.plymptoons.com

auteur : Sylvain Silver - sylvainsilver ate hotmail.fr
chronique publiée le 02/05/2005

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