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Wonderful Electric (Live in London)

Goldfrapp
EMI - septembre 2004
Si Proust s’était longtemps couché de bonne heure, j’avoue que longtemps, je m’étais couché avec Goldfrapp. Le premier album du duo anglais, Felt Mountain, avait rempli mes nuits de son onirisme raffiné. Alors bien sûr, ce double DVD, je l’accueille un peu comme une madeleine de Proust.

Depuis ses débuts stratosphériques, Goldfrapp a suivi une trajectoire assez particulière. Le chef d’œuvre de 2000 a été suivi trois ans plus tard par le controversé Black Cherry. Il faut dire que le virage négocié était pour le moins glissant. D’une pop éthérée aux accents cinématographiques, le duo passait à une sorte d’electroclash sexy et dansant. Pas un échec mais plutôt une surprenante reconversion.

Le DVD met bien en lumière l’évolution du groupe. Scindé en deux galettes, il se partage entre période post-Black Cherry (disque 1) et période post-Felt Mountain (disque 2). On voit ainsi le look d’Alison Goldfrapp évoluer avec sa musique.

En décembre 2001, c’est dans une ambiance intimiste et laissant à peine découvrir son décolleté qu’elle reçoit son public au Sheperds Bush Empire de Londres. Beaucoup de musiciens, peu de fioritures : la première époque de Goldfrapp, la plus belle, celle qui restera dans les annales.

Pour le deuxième concert enregistré en juillet 2003, nouvelle coupe de cheveux pour Alison : ce n’est plus la-gentille- blonde-qui-chante-bien mais plutôt une femme fatale sans concession avec la libido de son auditoire. Bottes de cuir, mini-jupe et show lumineux : Alison sort l’artillerie lourde, toujours devant son propre public, à Londres. Et l’efficacité est au rendez-vous. L’occasion donc de revoir son opinion sur un Black Cherry finalement plus inspiré qu’il n’y paraît. Avec à la clé trois tubes indiscutables et parfaitement performés : Train, Tiptoe et Strict Machine.

Côté bonus, ce n’est pas la panacée. Les deux documentaires proposés sont presque plus visuels qu’informatifs. Alors oui, certes, Goldfrapp sait faire des merveilles graphiques mais peut être auront-on attendu plus que quelques phrases mystiques d’Alison du genre « Tu peux jouer la couleur bleue, s’il te plait ? ». Beau mais creux.


www.goldfrapp.co.uk

auteur : Vincent Glad - vincent[at]foutraque.com
chronique publiée le 07/01/2005

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