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Under Blackpool lights

The White Stripes
Third Man Films / XL Recordings - 2004
Sur le premier dvd live des White Stripes, la batteuse est une femme (très sexy !) ne jouant pas très bien (selon certains batteurs frustrés), le guitariste/pianiste/chanteur hurle dans les aigus et fait sonner sa guitare dans un registre sale à souhait (il fait même quelques fausses notes, oui !), le bassiste est absent (depuis le début, c’est vrai), il n’y a pas de bonus, le son est crade, l’image est pourrie (c’est filmé à l'arrache), et pourtant cela n’empêche nullement Under Blackpool Lights d’être un des meilleurs témoignages live à avoir atterri sur notre platine… Car en rock ‘n roll - comme en sexe -, quand c’est sale, c’est que c’est bon ! Nos deux bandes blanches ont en plus pour elles un sex appeal ravageur : Meg White ferait fondre n’importe qui avec son joli minois, ses mous effarouchées et sa poitrine avantageuse, Jack White, sévèrement mouleburné dans son pantalon rouge et noir (assez ridicule), est beau comme un Dieu… Et ce concert enregistré en janvier 2004 dans le cadre majestueusement désuet de l’Empress Ballroom de Blackpool en Angleterre ? Il est bon, il est même putain de bon…

Grâce à un répertoire assez peu consensuel permettant de découvrir en live une flopée de reprises rustiques et géniales (Leadbelly, Dylan, Dolly Parton, Son House, Henry & June, sans oublier Jack the ripper, une bombe de Sreamin’ Lord Sutch au riff mémorable) et de titres blues/punk/pop composés avec maestria par Jack (on citera entre autres When i Hear my name, Hotel Yorba, Dead leaves and the dirty ground, Apple blossom, Truth doesn’t make a noise - sur ces deux dernières chansons, Jack passe de la guitare en fusion à l’orgue délicat avec une classe bluffante -, You’re pretty good looking for a girl et… Seven Nation army), on passe une heure quinze de rêve. Si l’on ajoute que le public anglais est ultra chaud, que les visuels du dvd sont très réussis et que les solos de Jack White (qui en énervent plus d’un) se révèlent finalement vrillants, vous obtenez un brûlant dvd gorgé de morceaux jamais enregistrés, à voir absolument…

A lire également sur les White Stripes : le compte rendu de leur concert en 2004 à Paris, ainsi que la critique d'Elephant.


www.whitestripes.com
www.tripletremelo.com
www.whitestripes.net


auteur : Pierre Andrieu - pierre@foutraque.com
chronique publiée le 17/02/2005

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