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Faire danser les filles

Luz
Hoëbeke - 2006
Après avoir dévoilé son jardin (pas si) secret dans Claudiquant sur le Dancefloor, Rénald Luzier revient pour nous conter plus d’aventures musicales autobiographiques.

On retrouvera donc à nouveau ici diverses chroniques parues à droite à gauche, liées et augmentées de nouvelles planches. Cette fois, Luz dévoile sa carrière de pousse-disques et explore sa part de féminité, pour finir par nous dévoiler le cheminement qui l’a mené à ajouter une pincée de RnB dans ses setlists.

Tout d’abord, Les Filles démonte le machisme dans le rock-pop-électro. Ensuite Faire Danser nous fait visiter l’envers du sale métier de pousse-disques (certains membres de Foutraque qui animent certaines soirées toulousaines et parisiennes ricaneront certainement beaucoup à la lecture de ce chapitre qui résume bien l’angoisse du pousse-disques amateur). Danser nous entraîne dans quelques fêtes où Luz se contentait de se détruire la santé et les rotules, et finalement, la synthèse : Faire Danser les Filles, où comment accepter que l’on aime le dernier Beyonce et que finalement, autant passer ça en soirée sans quoi les filles s’emmerdent et tout le monde est content…

Comme pour son précédent opus, tout amateur de pop-rock-électro se doit d’avoir ce livre dans sa bibliothèque. Luz constitue petit à petit une mémoire graphique impressionnante de tout ce que l’on aime musicalement et vous croiserez beaucoup de vos artistes préférés au détour de chaque page. Luz a un talent énorme pour croquer tous ces groupes, tous ces chanteurs, chanteuses et DJs que nous empilons dans nos bacs à disques. Un seul équivalent me vient à l’esprit, un type que je croise dans presque toutes les bonnes soirées parisiennes, le carnet à dessin dans la poche... Bertrand, si tu nous lis, faudra que tu les craches, tes carnets, un jour !

Luz dévoile son vrai secret à la toute fin du bouquin : finalement, tout ce qu’il nous raconte n’a qu’un but, nous rappeler à quel point la musique qu’on aime est importante dans nos vies, il arrive même à nous tirer un début de larme en faisant se rencontrer virtuellement un ami DJ (Robert Alves) qui vient de se faire piquer tous ses disques et l’un de ses mentors en bandes dessinées, l’immense Gébé, disparu au même moment. Les bouquins de Luz, même s’ils sont essentiellement marrants, vont finir par nous faire un équivalent graphique du High Fidelity de Nick Hornby : une déclaration d’amour à la vie et à la musique.


auteur : Danger Mo - danger_mo@foutraque.com
chronique publiée le 08/02/2006

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