15/09/2019  |  5229 chroniques, 169 interviews sur foutraque  |  dernière mise à jour le 01/09/2019 à 18:56:09
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HEY !


Ankama éditions - Mars 2010
D’année en année, la culture de rue (graff/pochoir/collage/tag) fait de plus en plus parler d’elle, jusqu’à devenir un art bien implanté dans les galeries, dans certaines expos proposées par des musées et souvent utilisé pour illustrer des revues chics, underground ou décalées. Le numéro 1 du luxueux magazine Hey ! (sous titré Modern art & Pop culture) est dévoué à cette cause graphique, ses dérivés, parents et cousins (art toy, tatouage, art brut, folk art, BD, …), mais aussi la musique (le label Soul Jazz Records), les collectionneurs fétichistes et autres singlés du dessin tout support.
Comme le précise l’édito : « Aujourd’hui l’esprit de la rue et du populaire est partout. »


Le mot luxueux n’est pas assez fort pour décrire la qualité d’impression, la mise en page, le choix du format (rectangulaire), les couleurs éclatantes (mais pas aussi criard qu’Alice de Tim Burton) et le choix pertinent du sommaire : Alëxone Dizac, Sergio Mora, JR, Véronique Dorey, Marc Bell, Daisuke Ichiba, Turf One et plein d’autres artistes et sujets, à découvrir au fil des pages.
Mise en place par Anne & Julien et des amis (tous des grands passionnés), cette revue réalisée avec amour, professionnalisme et avec un souci de mise en page digne de l’artisanat/du travail bien fait, met en valeur le rendu des oeuvres des artistes présents. Les interviews et les articles sont abondamment illustrés, notamment avec des pleines pages couleurs. On y trouve aussi un petit livret dessiné par Stéphane Blanquet ainsi qu’un carton à découper qui représente un personnage abimé et des stickers pop à coller sur sa planche de skate, son cartable ou sur son frigo.
A l’inverse des Editions du Dernier Cri, qui aiment que leurs pages collent et tachent aux doigts avec leurs sérigraphies qui sentent fort l’alcool, avec des dessins souvent trash qui débordent des pages, Hey! prend le parti prit du travail propre et soigné. A cet égard on peu les rapprocher de la revue Clark, mais sans le côté mode/shopping/tendance.
C’est clair que pour le N°2, de nombreux artistes aimeront figurer au sommaire, car ils seront sûrs d’y être bien traités.

A noter que la revue est trimestrielle, bilingue (français/anglais), ne possède aucune page de pub et est édité par Ankama éditions. Bref, 144 pages de plaisir plein les yeux, avec deux couvertures, pour 17.90 euros.


www.heyheyhey.fr/fr

auteur : Paskal Larsen - pjulou@free.fr
chronique publiée le 13/04/2010

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