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Mute Le label indépendant depuis 1978 -> demain

Terry Burrows et Daniel Miller
E/P/A - 22 novembre 2017
En 1978 le jeune anglais Daniel Miller crée le label Mute pour sortir le 45t de son projet The Normal, avec les titres T.V.O.D. et Warm Leadherette aujourd’hui devenue culte. Au dos de la pochette il met son adresse. Comme il habite chez ses parents, sa mère reçois régulièrement des courriers de jeunes artistes à la recherche d’un label. Mute est né et le projet The Normal ne donnera pas de suite. Ainsi Daniel Miller va devenir un découvreur de talents, avec comme première signature, Fad Gadget, le groupe de l’étonnant Franck Tovey. C’est en 1981, que le label Mute décolle à travers le monde avec le tube Just Can’t Get Enough de Depeche Mode, qui va devenir la locomotive du label. Au fil des années, Daniel Miller fait des choix pertinents entre artistes en devenirs et rééditions de disques. Quelques noms pour vous donner le vertige : DAF, Nick Cave, Wire, Can, Add N To (X), Inspiral Carpets, Cabaret Voltaire, Einsturzende Neubauten, Goldfrapp, Laibach, A Place To Bury Stranger, Plastikman, M83, Barry Adamson, Liars … Un commentaire de Daniel Miller sur ce sujet : « Je crois qu’un label indépendant doit d’abord refléter les goûts de son propriétaire et de ses collaborateurs, tandis qu’une major doit avant tout faire de l’argent avec ses actionnaires. » (p.188). Approche confirmée par Richard Hawley : « Miller est la seule personne de l’industrie du disque que j’inviterais chez moi… il me laisse faire ce que je veux. ».

Aujourd’hui en 2018, il y a plus de 1100 références (sans groupe « brit-pop »), misent ici en évidence dans ce beau livre avec sa couverture orange, qui a privilégié les visuels du label. Pochettes, affiches et maquettes sont ici à l’honneur. La musique, on l’écoute à travers les disques et en live, l’image on la regarde sur le papier. A chaque début de chapitre, un texte nous entraine dans les coulisses de la réalisation des pochettes. On apprend ainsi que le logo de Mute (un homme qui marche vu d’en haut) vient du Letraset (lettres-transfers) utilisé à l’époque dans les bureaux d’études. A la différence des labels tels que 4AD et Factory Records, qui ont un visuel global reconnaissable, car toutes les pochettes étaient réalisées par le même designer graphique (Vaughan Oliver pour 4AD et Peter Saville pour Factory Records), Mute a privilégié un visuel personnalisé pour chaque artiste et non pas pour le rendu général du label. Parmi les nombreux artistes qui ont travaillés pour Mute, notamment sur les pochettes et clips de Depeche Mode, il y a l’incontournable Anton Corbijn.

Enfin notons qu’en tant que fan des synthétiseurs et des boites à rythmes, Daniel Miller créé en 2011, grâce à John Richards, des mini synthés qui seront vendu au festival « Short Circuit present Mute ».
Allez, éblouissez vos yeux avec les 300 pages mastoc de ce beau livre où l’image est à l’honneur.


www.editionsduchene.fr/livre/daniel-miller-mute-5147432.html
mute.com/
www.youtube.com/watch?v=OdingIM2N8Q

auteur : Paskal Larsen - pjulou@free.fr
chronique publiée le 07/02/2018

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