26/02/2020  |  5315 chroniques, 171 interviews sur foutraque  |  dernière mise à jour le 26/02/2020 à 12:16:24
    webzine
    recherche
    newsletter
    liens
    proposer
    interview
David-Ivar Herman Düne

La Coopérative de Mai, Clermont-Ferrand
jeudi 2 novembre 2006


« J’aurais aimé que tous mes albums s’appellent Giant, c’est une image hyper forte qui donne envie de faire plein de trucs... »

Giant, le dernier album d’Herman Düne, est plutôt long à se dévoiler… Au premier abord, il parait trop touffu avec ses seize morceaux, puis au fil du temps, il se révèle véritablement à l’auditeur et montre toutes ses inestimables qualités. Une fois le cap des premières écoutes franchi, l’album devient rapidement indispensable, grâce à la dualité des compositions de David-Ivar et André, aux sonorités plus colorées qu'à l'accoutumée et à l’atmosphère doucement mélancolique qu’il dégage. Pour avoir quelques éclaircissements sur ce bel opus, sur les changements dans le line-up du groupe et sur l’avenir des Düne, rendez-vous fut pris avec David-Ivar Herman Düne, juste après les balances et avant la prestation scénique d’Herman Düne prévue le soir même à la Coopérative de Mai, à Clermont-Ferrand… L’entretien a lieu dans des conditions inhabituelles : dans la grande salle de la Coopé - sorte d’immense cathédrale vide -, toute proche du club où aura lieu le concert quelques heures plus tard.


« Le bonheur d’un enregistrement live est inégalable, je conseille à tous les musiciens de faire la même chose ; tu retrouves tout simplement sur le disque l’instant où tu as enregistré, et c’est incomparable. »


Votre nouvel album, Giant, sonne plutôt ensoleillé, même s’il est mélancolique… Pourtant, la pochette du disque est assez sombre. Pourquoi ce contraste entre les deux ?
David-Ivar Herman Düne : « Le contraste entre mélancolique et ensoleillé, c’est un peu les musiques qu’on aime : ensoleillées, avec des textes mélancoliques… Je ne sais pas s’il y a un pourquoi à ça, c’est juste ce qu’on apprécie.

En fait je voulais parler du contraste entre le côté ensoleillé du disque et le côté sombre de la pochette…
La pochette sombre, c’est moi qui l’ai faite ; je me suis servi de cartes à gratter, c’est un papier noir qu’on gratte comme une gravure, avec un cutter. En ce moment, je dessine beaucoup là-dessus. On parlait beaucoup de géants lors de l’enregistrement. Le géant pour moi, c’est une image un peu sombre, j’espère que ça ne l’est pas trop sombre par rapport à la musique… Au début je n’avais pas peint le fond en vert, mais comme a faisait trop « gravure sombre », j’ai rajouté du vert car je me suis dit que ça n’allait pas trop avec nos morceaux.

L’enregistrement a eu lieu au Pays de Galles dans un endroit où des géants sont censés roder la nuit en criant… Par ailleurs, dans le livret du disque il y a une citation de la genèse chapitre 6 qui parle de géants. Qu’est ce qui vous a inspiré le titre du disque ?
Les deux, tout simplement… On a parlé de ce chapitre de la genèse quand on était en studio, qui se trouvait dans un endroit où il y avait beaucoup de géants ; enfin, on nous parlait beaucoup de géants. Appeler l’album « Giant » c’est donc imposé à nous. Surtout, mon frère André a écrit une chanson qui s’intitule Giant ; j’aurais aimé que tous mes albums s’appellent comme ça, c’est une image hyper forte qui donne envie de faire plein de trucs, comme des dessins. C’est super, moi j’aime les géants (rires) !

Sur le nouveau disque, le son est beaucoup moins Lo-Fi et les arrangements sont plus fournis… Pourtant, vous avez tenu à enregistrer tous ensemble en direct, ça doit être très difficile à faire…
Tu as raison, c’est difficile, mais on avait de bons musiciens : les Baby Skins, ma soeur Lisa Li-Lund, Doctor Shönberg qui était là aux percussions et aux bongos, la section de cuivres qui jouait avec nous… Quand les musiciens sont bons, ils peuvent jouer live en studio. C’est plus compliqué, c’est pour cette raison que ça nous a pris plus de temps que pour les autres albums. Le bonheur d’un enregistrement live est inégalable, je conseille à tous les musiciens de faire la même chose ; tu retrouves tout simplement sur le disque l’instant où tu as enregistré, et c’est incomparable.

Comment avez-vous procédé pour enregistrer en direct les cuivres et les choeurs ? Beaucoup de répétitions avant la prise de son, ou des overdubs rajoutés plus tard ?
La section de cuivres joue avec nous sur quelques morceaux, mais nous avons également enregistré des arrangements après coup, en plus.

Donc la plupart du temps passé en studio était occupée par des répétitions pour pouvoir jouer en direct après ?
En fait, on était un peu contre la répétition, on essayait plutôt de mettre une structure de morceaux en place et de l’enregistrer comme elle venait. On ne voulait pas que ça fasse trop répété sous prétexte que qu’il y ait plus de musiciens avec nous. Comme je le disais tout à l’heure, c’est le fait d’avoir de bons musiciens qui nous a permis de procéder de cette manière : on avait des gens qui peuvent réagir dans ces cas-là, qui n’ont pas besoin de partitions, ni de jalons très serrés. Si on a pu enregistrer comme ça, ce n’est pas grâce à nous, c’est grâce aux musiciens !


« J’ai toujours eu comme unique obsession d’avoir un son le plus proche possible des disques que j’aime, ceux des années 60 et 70. »


Giant sonne comme s’il avait été enregistré dans les années 60/70, êtes-vous satisfaits du résultat final ?
En tout cas, je suis satisfait de ton commentaire, parce que c’est le but de tous mes enregistrements depuis que j’ai commencé la musique. Je n’ai jamais eu aucun autre but sonore, je n’ai jamais voulu sonner comme les années 80, 90 ou 2000… J’ai toujours eu comme unique obsession d’avoir un son le plus proche possible des disques que j’aime, ceux des années 60 et 70.

Pour Not on top, vous aviez écouté John Wesley Harding de Bob Dylan, New skin for the old ceremony de Leonard Cohen et Beggars Banquet des Stones… Quels ont été vos disques de chevet pendant votre dernier enregistrement ?
On a écouté New skin for the old ceremony de Leonard Cohen et John Wesley Harding de Bob Dylan, comme pour tous nos enregistrements, mais également, Konono n°1, une compilation d’Harry Bellafonte, énormément de reggae et de ska, beaucoup de Fela Kuti (dont l’album No Agreement) et on a aussi beaucoup écouté Planet waves de Dylan.

C’est le disque reggae de Dylan ?
Non, c’est encore un disque rock avec son groupe, The Band ; c’est Slow train coming où il y a au moins un morceau très reggae. Planet Waves, c’est plus dans la lignée de New Morning, ça ressemble un tout petit peu à Desire, mais Desire, c’est déjà plus reggae. Planet Waves, c’est plutôt un album 100% rock avec même quelques chansons où Dylan est seul à la guitare…

Sur Giant, vous parlez de Fred Neil dans une chanson, les cuivres font penser à Calexico et les coeurs évoquent les disques des Ronettes et des Shangri-La’s… Est-ce comme ça que vous vouliez sonner ?
Fred Neil, c’est dans une chanson de mon frère André qui l’a pas mal écouté… Personnellement, je ne connais pas bien Fred Neil, mais on m’a dit que c’était super. Sinon, je connais Howe Gelb parce qu’on l’a rencontré plein de fois, on a joué ensemble, je m’entends bien avec lui ; Calexico, qui étaient ses musiciens au départ, je ne connais pas aussi bien, il me semble qu’ils ont des maricachis sur scène, ça doit être ça qui ressemble à notre musique. Enfin, les Ronettes et les Shangri-La’s, j’adore ! Les Shangri-La’s, c’est un de mes groupes préférés de tous les temps ; les Ronettes aussi, mais mon amour pour elles est moins constant que celui que j’ai pour les Shangri-La’s…

Tu as fait une super reprise de Be my Baby des Ronettes sous le pseudo de Yaya…
Oui, pour moi, c’est une des plus belles chanson du monde, une des rares qui ait vraiment été écrite par Phil Spector (NDR : qui était le producteur des Ronettes) parce que d’habitude Eddy Greenwich, Carole King ou d’autres personnes l’aidaient à écrire. J’aime beaucoup Be My baby !

Comment en êtes-vous venus à enregistrer des morceaux presque reggae avec des influences soul jazz ?
Tu parles des instrumentaux, là ? On a toujours eu envie de faire des instrus… Surtout, moi j’ai un peu une obsession pour ça, j’ai deux influences à ce niveau : l’album Check your head des Beastie Boys, que j’adore, avec des instrumentaux qui m’ont bercé, et puis les Silver Jews, qui font toujours un instru sur leurs disques. Dans la culture indie, c’est un peu ça qui m’a poussé à faire des titres instrumentaux. Plus on devient bon musicien, plus on a envie d’essayer ; le morceau qui sonne un peu reggae, on l’a fait à un moment où j’écoutais beaucoup John Zorn. Donc, je pensais à lui et à Ike Turner, en particulier à un morceau de lui qui s’appelle Thinking black et où il y a un peu le même genre de rythme. Si ça sonne reggae, je suis très content : je pense que les percus de Doctor Shönberg y sont pour beaucoup car il en écoute pas mal.

En tout cas, ça tranche par rapport à ce vous avez fait avant je trouve… ?
On ne s’est pas dit « on va changer », on est juste devenus bien meilleurs musicalement ; depuis l’album Not on top, on joue tous beaucoup mieux… Quand tu enregistres en live avec un bon son, tu peux te permettre plus de choses que quand tu es en studio avec un casque qui marche à moitié, en train d’essayer de te concentrer pour être régulier. Sur le nouveau disque, ça coule plus, et quand ça coule, évidemment, ça balance… C’est super de pouvoir se permettre ces rythmes là, c’est assez dur à faire fonctionner : si c’est trop métronomique, c’est un peu lourd, il faut vraiment jouer live en studio pour faire de la musique comme ça…


« Quant il veut parler politique, le chanteur du Make Up, Ian Svenonius écrit un livre, pas une chanson… Je trouve que c’est plus adapté, plus profond, moins proche d’un slogan… J’ai très peur des slogans. »


L’album sonne un peu comme un carnet de voyage assez coloré, vous parlez de New York, de Leeds, de l’Allemagne, de Bristol, de Paris etc. Vous avez l’air de vous sentir bien partout, à partir du moment où vos mais sont avec vous…
Oui c’est vrai, on se sent bien partout si nos amis sont là, c’est un peu ça qu’on considère comme notre maison : les amis avec qui on s’entend bien… Sinon, on écrit beaucoup en voyage et j’aime beaucoup les carnets de voyage, donc ça me convient tout à fait…

Est-ce parfois difficile d’être déraciné et de vouloir être à New York quand on est à paris (et inversement) ? Il me semble que tu en parles dans le morceau Take it back to New York City…
C’est toujours difficile d’avoir des choses qui te manquent , mais c’est déjà d’avoir des choses qui te manquent que de ne rien avoir du tout… Effectivement, quand je suis à Paris, New York me manque et quand je suis à New York, Paris me manque. Il y a toujours quelque chose qui me manque, mais ça ne veut pas dire que je suis malheureux ; avoir des choses auxquelles penser, c’est plutôt un moteur dans la vie.

Même s’il y a une unité dans l’univers d’Herman Düne, les textes et les musiques d’André sont différents des tiens : constats poétiques sur la vie du côté d’André, histoires d’amour mélancoliques pour toi. Vous arrive-t-il néanmoins de vous inspirez l’un l’autre ?
Il y a deux trucs dans nos chansons : l’écriture et la façon d’écrire, où il me semble normal qu’on s’influence ; quand on entend beaucoup les chansons de l’autre, ça rentre dans la tête au bout d’un moment. Sur les sujets abordés, on ne s’influence pas trop, parce qu’on n’a pas le même fonctionnement par rapport à l’écriture. Moi j’ai besoin d’un truc très rationnel pour me mettre à écrire, donc en général c’est des chansons d’amour. Je ne dis pas que c’est l’idéal, mais c’est ce qui me fait écrire. Mon frère André arrive très bien à écrire sur ce qu’il pense d’un truc, même sur un sujet un peu politique, il arrive à écrire de beaux poèmes dessus. Moi, je n’y arrive pas…

Dans vos chansons, il y a souvent en filigrane un peu de politique ou de la vie de tous les jours… Est-ce quelque chose que vous pourriez aborder de front dans un texte à l’avenir ?
Je suis d’accord, toute nos pensées un peu politiques transparaissent dans nos textes, parce qu’ils sont personnels. Mais je ne m’en sers pas pour faire passer un message, ce sont seulement des parties de moi que l’on retrouve dans les textes… J’espère que ça ne donne pas l’impression que j’essaye de dire « faites ceci, faites cela » ; la chanson ne sert pas à ça je pense… Quant il veut parler politique, le chanteur du Make Up, Ian Svenonius (qui est un performer hors pair, avec de très bonnes chansons) écrit un livre, pas une chanson… Je trouve que c’est plus adapté, plus profond, moins proche d’un slogan… J’ai très peur des slogans.

Il y a beaucoup de musiciens différents dans le groupe Herman Düne… Est-ce que ça vous dirait de devenir un groupe chorale comme Polyphonic Spree ou I’m from Barcelona ?
J’aime beaucoup les voix, mais à mon avis, cela doit être trop répété quand tu dépasses un certain nombre de chanteurs… Si on répète tout le temps la même chose comme des Hare Krishnas, pourquoi pas ? Cela dit, pour l’instant cela ne correspond pas à nos chansons…


« Il y a des milliers d’exemple de trucs lo-fi enregistrés avec les moyens du bord et qui sont magnifiques. Le son ne m’est pas égal, j’adore les beaux sons, je passe du temps à le faire pour tous les disques mais ça vient après : ce n’est que le cadre du tableau, et le tableau, c’est la chanson… »


Pour des raisons personnelles, André ne fait pas la tournée Giant avec vous. Allez-vous quand même jouer ses morceaux sur scène ?
Non on ne joue pas ses chansons ; c’est une question de goût, j’aime chanter mes textes, j’ai assez de chansons pour faire des concerts… J’aime beaucoup les chansons d’André, parfois je fais des reprises, mais c’est comme des reprises d’autres groupes. C’est vrai que les chansons d’André nous manquent, on aime beaucoup ses morceaux. Mais je ne pense pas que ça manque au concert, ce n’est pas essentiel au concert, ça nous manque à nous personnellement…

Peux-tu parler de la formation scénique dans laquelle vous allez vous présentez lors de la tournée Giant ?
Il y en aura plusieurs… Ce soir – le 2 novembre 2006, Ndr –, ce sont les Baby Skins qui chantent avec nous et font la première partie… Il y a également Doctor Shönberg aux percussions et à la trompette. A la basse, on n’a pas Julie Doiron mais Turner Cody, qui chante aussi et va faire un bout de première partie, c’est un de nos meilleurs amis… Julie n’est pas là, ni ma sœur Lisa Li-Lund, mais elles seront présentes sur d’autres parties de la tournée.

Quelles sont, à votre avis, les meilleures conditions pour écouter votre musique ?
Je trouve qu’en voiture, c’est très bien.. Jeffrey Brown, un dessinateur que j’aime bien, m’a dit qu’il écoute toujours Herman Düne en voiture, ça m’a fait très plaisir…

Deux questions en une seule : quel est le plus beau compliment qu’on puisse vous faire sur votre musique, et quel est le plus beau compliment qu’on vous ait déjà fait ?
Le plus beau compliment, c’est qu’on me dise qu’on aime les chansons, on me l’a dit et ça m’a rendu heureux… On m’a dit également que ça sonnait comme un vieux disque, j’étais content.

Quelle est la chose la plus importante à vos yeux : la qualité de l’écriture des morceaux ou la qualité du son ?
L’écriture, de loin ! Pour moi c’est ridicule de dire autre chose, je ne comprends pas ceux qui disent que le son est plus important que l’écriture. J’ai des goût très différents en matière de son, que j’applique d’ailleurs sur mes morceaux, mais j’espère que me chansons restent mes chansons, à partir du moment où on entend ma voix. Il y a des milliers d’exemple de trucs lo-fi enregistrés avec les moyens du bord et qui sont magnifiques. Le son ne m’est pas égal, j’adore les beaux sons, je passe du temps à le faire pour tous les disques mais ça vient après : ce n’est que le cadre du tableau, et le tableau, c’est la chanson…

Peux-tu parler de Leopold Skin, un jeune songwriter pop folk, qui assure votre première partie ce soir ?
Il nous a donné son disque après notre concert la dernière fois qu’on est passé à Clermont-Ferrand, comme les gens font souvent… On l’a écouté le lendemain dans le camion, et on a trouvé ça, bien. Après il est monté à Paris faire des concerts plusieurs fois et on l’a rencontré à ces occasions-là. C’était normal qu’il joue avec nous quand on vient dans sa ville.

Il fait parfois des reprises d’Herman Düne et vous êtes une influence pour lui…
Ça me fait vraiment plaisir ce genre de choses ; moi aussi, je fais des reprises, donc quand on reprend mes chansons, ça me touche. Quand c’est Kimya Dawson ou Julie Doiron qui reprennent un morceau de moi, c’est flatteur… Et parfois les reprises sont mieux que l’original : la version de What would that hurt que font les Baby Skins jouent est meilleure que celle que j’ai faite…

Quels sont vos projets immédiats ?
On va beaucoup jouer sur cette tournée… Vers la fin de la tournée, en Europe du Nord, ce sera avec Yo La Tengo, ça va être sympa je pense… Sinon, on va également faire des premières parties de Louise Attaque dans des salles immenses ; ça va être marrant de jouer dans des endroits où on n’a jamais été. Je ne connais pas trop Louise Attaque, je sais qu’ils sont très ouverts sur les artistes qui chantent en anglais, ils avaient déjà invité les Violent Femmes par exemple… En tout cas, c’est sympa de nous inviter à jouer avec eux ! Après la tournée, il faut qu’on enregistre un nouvel album, mais le problème, c’est qu’on va être très longtemps sur la route (on va aller jouer aux USA également)… Je pense qu’on enregistrera le nouvel album cet été seulement, et il ne sortira pas avant l’automne prochain… »

A lire également : une interview d'Herman Düne & Julie Doiron (datant de novembre 2005), des chroniques des concerts à Clermont-Ferrand en 2005, aux Eurockéennes 2004, à l'EMB et au Nouveau Casino 2004, au festival MOFO 4, au Point Ephémère 2005 et au Printemps de Bourges 2005, ainsi que les critiques des disques Mas Cambios, Switzerland heritage, Not on top et Goodnight nobody.

Sites Internet : www.hermandune.com, www.myspace.com/davidivarhermandunesyaya, www.source-etc.com, www.lacoope.org.

Une interview initialement réalisée pour Radio Campus Clermont (93.3 FM ou www.clermont.radiocampus.org)...

Première photo : www.guillaumemichelet.com


auteur : Pierre Andrieu - pierre@foutraque.com
interview publiée le 17/11/2006

Partager


    foutraque
      
      
l'association  |  devenir partenaire