10/12/2019  |  5278 chroniques, 170 interviews sur foutraque  |  dernière mise à jour le 09/12/2019 à 12:40:34
    webzine
    recherche
    newsletter
    liens
    proposer
    news
Coup de gueule envers le Café de la Danse à Paris



La semaine dernière nous sommes allés à deux reprises voir des concerts au Café de la Danse : mardi soir pour les Woods et samedi soir pour Tuxedomoon.
Pour ces 2 concerts, nous avons quitté la salle FRUSTRÉS. Les raisons ?
La salle du Café de la Danse doit fermer ses portes à 22h30 à cause des nuisances sonores (on est pourtant dans le quartier de La Bastille à côté de la rue "festive" de Lappe ). En effet, ce qui sépare la scène de la « petite » rue (qui est en fait un passage nommé Louis Philippe) est juste le mur en pierre de la salle.
Ainsi, que la tête d’affiche joue à 20h, 21h ou 22h, à 22h30 on rallume les lumières et on ramène le public vers la sortie.

L’ouverture des portes est normalement à 19h30, mais il faut en général attendre entre 20h et 20h15 pour entrer dans la salle. Ensuite il y a la 1ère partie qui dure en général (dans le meilleur des cas) jusqu’à 21h. Le temps que la tête d’affiche s’installe, il est 21h15, ce qui laisse au mieux 1h15 de concert. On a même battu un record avec les Woods car après le passage du premier groupe, ils ont dû remettre en place tout leur matériel et un seul technicien sur scène pour les aider dans cette course contre la montre. Bilan, le concert a commencé à 21h40, son approximatif sur les 2 premiers morceaux et à 22h40 bonne nuit les petits!
1h15 de concert pour un groupe qui n’a sorti qu’un album, ça peut le faire, mais un groupe tel que Tuxedomoon qui est en activité depuis 1977 avec près de 20 albums, 75 minutes, ça fait très court. Ainsi Tuxedomoon arrive sur scène à 21h15 et bing, problème technique… qui sera résolu après plus de 5 minutes, il est donc 21h25. Pendant leur prestation il y aura malgré tout encore des problèmes de son et à 22h20, Blaine L. Reininger nous dit que ce sera le dernier morceau à cause de l’horaire. Le morceau à peine fini, on rallume les lumières, et devant l’incompréhension du public qui en redemande, le groupe revient sur scène pour s’excuser de ne pouvoir jouer plus longtemps. En effet il est 22h32 et hop, tout le monde dehors !
Aussi à noter que la salle n’est pas ventilée, le groupe et le public sont en nage. Cette chaleur fait par contre marcher le chiffre d’affaire du bar. A noter que si l’on voulait boire une gorgée dans le lavabo des toilettes, l’eau était tiède. Bref aucun respect ni pour le groupe, ni pour le public. On est juste là pour payer son billet et consommer le maximum de boisson au bar.
Là on vous a donné deux exemples, mais ce n’est pas la première fois. On a vu de nombreux concerts qui ont dû s’interrompre à cause de l’horaire ou problème de son trop fort (Mogwai le 14 mai 2001, Les Pascals le 12 mai 2008…).
Bref si le Café de la Danse a des contraintes d’horaire, et bien qu’il ouvre ses portes plus tôt, et qu’il se débrouille pour que la tête d’affiche soit sur scène à 20h45. Sachant que la meilleure solution serait tout simplement d’insonoriser la salle.
Si ce n’est pas possible, et bien le mieux est d’arrêter les concerts de rock électrique, et de ne passer que des artistes qui jouent en acoustique ou se concentrer exclusivement sur le théâtre et les spectacles de danses contemporaines.
Mais le plus inquiétant pour nous, c’est qu’on y retourne jeudi 25 voir les suédoises de First Aid Kit. Si à 20h15, on n’est pas rentré dans la salle, on revend nos billets !

Chronique écrite à 4 mains, merci à Phil Spear


auteur : Paskal Larsen - pjulou@free.fr

Partager

    foutraque
      
      
l'association  |  devenir partenaire